Tu peux pas me comprendre. J'veux pas que tu comprennes, ou du moins j'prefère pas. Ca serait perdre ton temps & du temps, c'est précieux. Même moi j'y arrive pas. C'est étonnamment étrange.
J'pourrais même te dire que c'est un débat entre moi et ... moi. J'ai des difficulté avec l'affection. C'est une situation dont le sens n'existe même pas, ou plus. Je gobe de multitudes explications qui ne sont même pas aptes à être comprises. J'me suis mise dans un pétrin où il est impossible d'en sortir. J'ai honte. Je sais pas qui je suis ou ce que j'ai pu devenir. Tu pourrais m'le dire toi. Pour me donner au moins un petit indice, un seul pour me scotcher sur le droit chemin pour plus que je dérive ou me mettre sur la bonne piste ; tu vois ? Pour voir à peu près de quoi j'ai l'air. Parc'que le miroir, dans ces cas là, il sert à rien lui, à part refléter ce que tu n'es pas. Je danse avec les ténèbres depuis le conflit qui me ronge, depuis la haine qui m'a heurté quand tout s'est séparé. Ignorance. La respiration est dorénavant inexistante et impossible. Je suis tordue et torturée. Je plonge de plus en plus dans l'eau devenue glaciale sans m'en être vraiment rendue compte. Ça fait mal mais je m'en sors ou du moins j'essaie de remonter à la surface même si la noyade est proche. J'ai pas envie de finir comme Jeff Buckley. La faiblesse est bien présente malgré les petites tendances qui flottent comme des bouées. Je t'ai perdu de vue, on s'est perdu de vue. J'regrette. Les adieux, c'est pas mon truc comme t'as pu le constater. Mais entre nous, j'ai du mal à assumer ce choix. Ce choix de tout foutre en l'air. De tout foutre en arrière pour ensuite bien piétiner dessus, essuyer la crasse de mes chaussures, cracher un peu là-dessus & foutre ce putain de choix de côté. Dis toi que c'est devenu mon attitude quotidienne. La changement, il est impossible de marcher dessus, de l'éviter & de le foutre de côté lui. Impossible.
Dis toi que là, je vais aller de l'avant, comme si rien ne s'était passé alors que justement, tout est du passé.